Aujourd’hui, je choisis un nouveau chemin… le mien.

Après plus d’une année d’absence, me revoilà. Si j’ai crée ce blog initialement, c’est parce que j’ai toujours aimé partager, que ce soit des ressources pédagogiques ou des réflexions diverses et en même temps je ne me sentais plus à mon aise. Je ressens le besoin de faire le point avec vous afin d’entamer comme il se doit pour ce que je considère un nouveau tournant dans ma vie. Ecrire de manière spontanée n’est pas dans mes habitudes. Même durant mes écrits universitaires, j’avais tendance à me réfugier derrière des théoriciens afin d’étayer mes propos. En écrivant cet article, j’éprouve un profond sentiment de liberté.

Laissez-moi vous raconter un peu mon histoire.

J’enseigne depuis maintenant cinq ans à Tahiti en Polynésie française et j’entame ma sixième année. J’ai eu à la fois du collège (y compris la classe de troisième Prépa-métiers) et du lycée. J’ai été professeure principale, coordinatrice du niveau sixième et membre du comité de pilotage du projet d’établissement. Ces cinq années ont donc été riches (parfois trop) et aujourd’hui mon regard sur l’enseignement a largement évolué. J’ai également suivi de nombreuses formations.

Lorsque j’ai débuté ce métier, on m’a dit qu’il fallait entre deux et trois ans pour savoir qui l’on était en tant que professeure et j’ai envie de dire qu’avant de savoir qui l’on est en tant que professeur, il faut peut-être d’abord savoir qui l’on est en tant que personne et comprendre son fonctionnement. C’est la raison pour laquelle il est évident qu’il est nécessaire de développer ses compétences psychosociales. Comme l’affirme d’ailleurs Thomas d’Asembourg, « la connaissance de soi dépasse largement l’enjeu dit du « développement personnel [puisque] nous sommes dans du développement social durable. Toute personne travaillant sur soi, qui apprend à mieux se connaître, à mieux gérer ses émotions quelle que soit l’approche qu’elle utilise, sert sa vie communautaire. ». Il s’agit pour lui d’une forme « d’intériorité citoyenne, de contribution au bien être social. » 1

Néanmoins ce ne sont pas des compétences que l’on acquiert systématiquement et en particulier dans le cursus de formation des jeunes enseignants. Je trouve cela dommage dans la mesure où nous travaillons avec de l’humain, et que chacun d’entre nous peut avoir un impact aussi bien négatif que positif sur les élèves. Nous avons ainsi une certaine responsabilité vis-à-vis de jeunes adolescents. Au niveau des compétences émotionnelles, cela a toujours été assez inné chez moi, j’ai toujours été guidée par mon intuition. Je suis ce que l’on appelle « hypersensible » même si je n’aime pas forcément employer ce terme. En effet comme l’indique Thierry Janssen, il s’agit d’une forme de pathologisation de la sensibilité. « [C]ela normalise et valorise le manque de sensibilité tellement répandu dans notre société. » « Et si la prétendue hypersensibilité de quelques-uns révélait l’hyposensibilité de beaucoup d’autres ? » 2 Le monde manque cruellement d’humanité et nous savons tous très bien que si ces compétences étaient davantage développées, il se porterait bien mieux.

Au-delà de ces compétences, je me suis très vite intéressée au fonctionnement du cerveau et à la psychologie et durant toutes ces années, diverses réflexions ont émergé, que ce soit avec et pour les élèves ou pour moi-même. J’ai essayé de me comprendre, de savoir qui j’étais et quelles étaient mes réelles aspirations. C’est la question d’une de mes élèves de troisième qui m’a perturbée. « Madame, j’espère que tu auras mes enfants plus tard. ». (Le tutoiement est de mise en Polynésie française). Cette situation impliquait de rester au même endroit pratiquement toute ma vie et surtout faire ce métier aussi longtemps. J’y ai alors vu là un cauchemar. Loin de là l’idée que je n’aime pas ce métier mais je savais profondément que c’était pas la vie que je souhaitais mener. A cette époque, j’étais encore contractuelle, et je préparais le concours ce qui pouvait sembler assez paradoxale. D’autant plus que ce métier pour moi était à l’origine d’une reconversion professionnelle parce que mon dernier diplôme obtenu était le DNB. Pourquoi s’investir autant alors ?

J’ai été en décrochage scolaire à partir de la classe de troisième. Voulant devenir pilote dans l’armée de l’air (après avoir eu avant mille et autres projets), j’ai commencé par une seconde Sciences de l’ingénieur. J’ai adoré mais le contexte a fait que j’ai vite décroché également. Sans réelles raisons et convictions, je suis retournée en classe de troisième. J’ai donc redoublé sous ma propre initiative alors que j’avais mon DNB. Ensuite je suis entrée l’année suivante en seconde technologique et en première STG option communication (aujourd’hui STMG) et là aussi j’ai beaucoup apprécié cette filière. Néanmoins dans la mesure où j’allais avoir 18 ans, j’ai eu envie de tout quitter. J’en avais marre de l’école, vraiment. Je trouvais cela long surtout que je n’avais pas de projets. J’avais cette impression de perdre mon temps alors que j’avais besoin de mon indépendance financière. Alors j’ai tout arrêté, j’ai trouvé un travail dans la vente et durant la même année, j’ai quitté la métropole pour la Polynésie française. A cette époque, je ne me rendais pas compte de ce que cela engageait mais j’avais besoin de partir. J’ai ensuite enchainé les petits boulots puis je suis devenue barmaid. Puis quelques années après, j’ai eu l’opportunité de reprendre des études et c’est suite à une rencontre fortuite que j’ai décidé de devenir professeure de français. Mon compagnon devant se rendre un an en métropole, j’en ai profité pour m’inscrire au DAEU (équivalent du BAC). Je n’avais que quatre matières pour obtenir ce précieux sésame, j’étais bien contente moi qui était fâchée avec l’école. Parallèlement, j’ai continué les petits boulots puis je me suis inscrite en licence de Lettres modernes. Je l’ai démarrée en métropole et je l’ai continuée en Polynésie française. J’ai choisi la littérature parce que j’ai toujours eu une affinité particulière avec les livres, aussi j’avais cette infime conviction que la littérature avait beaucoup à apporter en terme de construction de soi. C’est donc pour la dimension humaine que j’ai choisi cette discipline. A côté de ma licence, passionnée par la mode également, j’ai ouvert une boutique de vêtements en ligne Molli + Co. Je la gérais avec une amie à cette époque. Nous apportions à ce moment-là (2013-2016) en Polynésie française, un service qui n’existait pas, à savoir la livraison à domicile sans aucune obligation d’achat. Aujourd’hui seulement ce principe d' »Essayer avant d’acheter » commence à se répandre en métropole mais il n’est toujours pas arrivé en Polynésie. Ce n’était pas évident de tout gérer mais j’ai adoré là aussi. Je me suis beaucoup investie, et j’ai énormément appris aussi puisque je n’avais aucune connaissance dans le domaine de la création d’entreprise comme dans tous les métiers que j’avais exercés au préalable d’ailleurs. Je me suis épanouie dans ce domaine, et le domaine de l’entreprenariat m’anime toujours autant.

Contrairement à mes années de collège et de lycée, je n’ai pas subi ma reprise d’études puisque j’avais un projet derrière et que j’étais motivée. C’est essentiel, tant que l’on n’a pas de projet(s) et surtout tant que l’on n’a pas conscientisé le rôle de l’école, peu importe l’âge, il est difficile de réussir.

Après la licence, je me suis inscrite en Master 1 MEEF et j’ai commencé à enseigner dès la deuxième année. Durant la première année, je me suis inscrite au concours de l’enseignement mais j’ai toujours eu un problème avec le fait de devoir ingurgiter autant de connaissances. J’ai donc échoué. C’est la seule chose durant mes études qui était désagréable car je mettais trois fois plus de temps que les autres à apprendre. Je vivais ça comme un enfer, j’ai lutté. Je révisais au dernier moment parce que je procrastinais. En plus de mes difficultés à mémoriser, je n’arrivais pas à gérer mon temps lors des épreuves. Ce n’est qu’après une année de pause, soit durant ma troisième année d’enseignement que je l’ai repassée cette fois-ci sous les deux formes, à savoir le concours interne et le concours externe. J’ai obtenu l’interne intégralement, et les écrits pour l’externe. Ensuite je me suis retrouvée en année de stage durant la crise sanitaire et j’ai été titularisée. J’avais déjà été inspectée l’année précédente et cela s’était bien passé. Durant cette même année, j’ai commencé à ne plus me sentir à l’aise dans ce milieu-là. Je m’étais énormément investie dans mon travail en créant sans cesse de nouvelles ressources mais je me sentais bridée par le système éducatif. J’ai crée il y a plusieurs années un projet de lecture annuel avec mes élèves autour de speed-bookings réalisées durant l’année scolaire. Je n’ai jamais vraiment parlé de ce projet sur mon blog mais il a fait l’objet d’un écrit réflexif et je continue de le nourrir chaque année. J’en parlerais peut-être par bride mais pas dans son intégralité car je suis encore en phase d’expérimentation et de formation. J’intègre dans ce projet le développement des compétences psychosociales et les sciences cognitives. Ce dernier constitue le cœur de ma pratique pédagogique. J’ai de la chance de pouvoir travailler en étroite collaboration avec la professeure documentaliste de mon établissement qui m’aide dans sa réalisation. J’évoque ce projet parce que j’ai pu voir des évolutions particulièrement positives chez les élèves au cours des années et en même temps je me suis rendue compte que si je voulais le réaliser correctement, il me manquait du temps. Je me suis sentie emprisonnée entre les attentes des programmes et la réalité du terrain. Je savais que je pouvais leur apporter bien plus mais je me sentais limitée dans mes actions. En soi, les élèves ne sont pas forcément réfractaires à la lecture. L’une des raisons pour lesquelles les élèves ne lisent pas, c’est qu’ils n’arrivent plus à se concentrer. Ils ont besoin d’immédiateté et la lecture est loin d’être une activité passive puisqu’elle demande de s’engager cognitivement et émotionnellement. C’est pourquoi j’ai pris la décision de travailler pleinement sur la capacité à se concentrer afin de leur donner des outils et surtout afin qu’ils comprennent ce qu’ils se passent dans le cerveau lors de la lecture. En parallèle de cela, plus j’en apprenais à ce sujet plus plus je me sentais emprisonnée et démunie. C’est véritablement là qu’a commencé mon cheminement et que ma vision de l’enseignement a évolué. Le travail des domaines « Formation du citoyen » et « Méthodes et outils pour apprendre » reste encore supercielle même s’il s’agit d’un pas en avant.

Si je devais faire le point à ce moment-là, je savais que j’aimais ce que je faisais, du moins être avec les élèves, les faire avancer, et en même temps je savais aussi que je ne pouvais pas les aider correctement. C’est pourquoi j’ai souvent été en retard sur le programme. Toutefois ce que les élèves apprenaient et conscientisaient leur permettait d’avoir des bases solides. J’ai toujours essayé de toucher les élèves. En effet, les émotions ont une place importante dans ma pratique. Etymologiquement, l’émotion est ce qui nous met en mouvement, nous dérange, nous remue, nous touche. C’est ainsi une source d’engagement. Qui plus est, l’implication émotionnelle implique de manière intrinsèque la notion de plaisir et celle-ci est, comme le soulève Idriss Aberkane3, la façon normale d’apprendre.  C’est ainsi que je vois l’enseignement et encore plus l’enseignement des lettres et du goût de la lecture. Avant de vouloir transmettre des connaissances, il faut d’abord donner envie aux élèves de s’y intéresser, nous sommes aussi des éducateurs.

La relation d’aide et cette posture de guide m’animaient profondément et m’animent toujours autant à ce jour mais à côté de cela, je sentais clairement que j’étais arrivée au bout humainement parlant. J’étais épuisée. C’est à ce moment-là que j’ai lâché prise, durant l’année de stage, ce qui n’était pas forcément le meilleur moment. Je travaillais facilement 70 heures par semaine il y a encore deux ans de cela, heures en présentiel incluses. Je n’avais plus de soirées, plus de week-ends, plus de vie sociale et aucune activité sportive. Je me suis reconcentrée sur moi, et le confinement a permis d’initier plus facilement ce travail. Je crois que pour beaucoup de personnes, cela a été un temps d’introspection. J’ai retracé comme je l’ai fait là les grandes étapes de ma vie. Puis après plusieurs mois, au fil de mes lectures, j’ai découvert certains modes de fonctionnement chez moi. Je suis encore à ce jour en pleine exploration de mon intériorité. Je suis de nature créative, j’ai toujours milles et unes idées. Qui plus est, je suis également perfectionniste, alors lorsque j’ai une nouvelle idée je peux y passer des heures, d’autant plus que je suis passionnée par pleins de sujets et de domaines différents. Je peux aussi tout abandonner aussi vite que je l’ai commencé dès que je ne suis plus animée par ce que je fais. J’ai toujours besoin de nouveautés, de changements et de challenges sinon je me lasse très vite et je suis extrêmement curieuse. J’achète plus de livres que je n’en lis. C’est pour cela entre autres que j’avais apprécié la filière Sciences de l’ingénieur. Comprendre le monde matériel qui nous entoure était fascinant et pourtant cela n’a rien à voir avec la littérature ou avec les neurosciences ou encore avec la mode, la décoration d’intérieur, la psychologie, l’entreprenariat et tous les autres domaines qui me passionnent. Quand j’ai pris conscience de cela, je suis passée par plusieurs phases. J’étais d’abord perdue et angoissée, puis je me suis rendue compte que finalement je m’étais toujours forcée à choisir UN chemin parce qu’il faut se le dire, il s’agit d’un conditionnement sociétal. Ce n’était pas de ma faute, j’aurais bien aimé être éclairée avant. Je n’aurais pas souffert notamment de ce manque de confiance en moi.

Dans la mesure où je suis passionnée par plusieurs domaines, je ne peux pas être spécialiste dans chacun d’entre eux. J’ai toujours eu tendance à me comparer aux autres et donc je me suis toujours sentie illégitime dans ce que je faisais. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai arrêté de publier sur mon blog. Je ne sentais pas à ma place parce que je n’étais pas LA prof de français et en même temps je ne pouvais pas me résoudre à être qu’une « prof de français. » En cherchant mes réelles aspirations, je me suis confrontée à leurs diversités. Cela m’a explosé en pleine figure. L’Ikigai (modèle japonais qui permet de trouver sa raison d’être) que j’ai voulu utiliser pour m’aider, a généré de l’angoisse chez moi. C’est là que j’ai repensé à la question de mon élève et au fait qu’aussi fou que cela puisse paraître, je cherchais déjà une reconversion en pleine année de stage. Et c’est à ce moment-là que je suis tombée par hasard sur un webinaire de Johann Yang-Ting, entrepreneur multipotentiel, et le livre Comment trouver sa place quand on ne rentre dans aucune case : Le guide des multipotentiels dans le monde du travail de Sonia Valente, et là j’ai compris. Toutes ces années, j’avais essayé de trouvé ma vocation, ma voie professionnelle, UN chemin. Je n’arrivais pas à choisir parce que cela impliquer de renoncer à certains projets. Je pensais que choisir c’était forcément renoncer. Quelle erreur ! Renoncer, c’est aussi et surtout établir une chronologie dans la réalisation de projets. Et c’est à ce moment-là, qu’après toutes ces années d’errance et d’indécision, j’avais enfin compris qui j’étais. Cela a été une véritable illumination et une sensation de bien-être profond.

Cette réflexion m’a amené à en déduire que je pouvais exercer plusieurs métiers durant ma vie et que j’avais aussi la possibilité de créer mon propre métier. Durant ces derniers mois, j’ai cherché quels étaient les points de convergence entre les différents domaines que j’affectionne afin de faire émerger un métier, MON métier puis j’ai fait un travail de hiérarchisation afin d’établir un plan et des actions à mener pour y arriver. Cela ne s’est pas fait en quelques jours, cela a pris de longs mois… Depuis avril dernier, je pratique le Miracle Morning (routine matinale centrée sur le développement du corps et de l’esprit) tous les matins et cela m’a énormément aidé à me recentrer, la connaissance des mécanismes du subconscient m’a donné également beaucoup de réponses. J’ai également arrêté de culpabiliser et de me sentir inférieure parce que je n’étais pas spécialiste d’un seul et unique domaine mais plutôt généraliste de plusieurs domaines. Aujourd’hui, je réalise que c’est une richesse et que nous avons besoin à la fois de spécialistes et de multigénéralistes, les groupes de travail qui marchent le mieux sont d’ailleurs des groupes qui contiennent les deux profils. Ma première action dans cet élan consiste à suivre une nouvelle formation de deux ans à la rentrée scolaire et je trépigne déjà d’impatience. Pour ne pas changer, je me suis déjà fournie les livres conseillées sur la bibliographie indicative avant même d’avoir rempli mon dossier d’inscription. Je me sens bien, enfin !

Je me permets de faire une parenthèse pour tous les parents et/ou professionnels de l’accompagnement qui me liront, je pense qu’il y a une rééducation à faire à ce niveau-là notamment dans l’accompagnement des élèves sur leur choix d’orientation. La société évolue, le système traditionnel tend à disparaître et les possibilités sont infinies. On le voit avec la crise sanitaire actuelle qui bouleverse le monde du travail. Ce n’est pas parce qu’un jeune adolescent ne sait pas quoi faire de sa vie qu’il va forcément la rater. Ce n’est pas parce qu’un jeune adolescent a tendance a multiplier les projets qu’il est forcément indécis et complètement perdu. C’est à nous, vous, justement de l’accompagner en ce sens et de l’aider justement à hiérarchiser peut-être ce qu’il souhaite faire et surtout lui montrer que la vie n’est pas forcément linéaire et qu’elle est pleine d’opportunités. C’est ce qui en fait sa beauté.

En ce qui concerne la professeure que je suis, je suis moi tout simplement. Je ne joue pas un rôle. Je ne porte pas de masque. Je suis moi dans toute mon humanité. Je ne suis pas maître du savoir, je fais des erreurs, j’apprends de ces dernières et j’apprends aux élèves à en faire. J’intègre les sciences cognitives au sein de des cours, et je cherche à développer les compétences pyschosociales chez mes élèves à travers notamment la méditation et la Communication Non Violente et surtout je crois en eux comme je crois en chacun des êtres humains. Et c’est comme cela que je souhaite être sur mon blog et les réseaux sociaux connexes (Facebook et Instagram), être moi-même sans avoir peur d’être jugée. Un prof heureux peut changer le monde, (livre de Thích Nhất Hạnh et Katherine Weare) n’est-ce pas ? Avant de pouvoir aider les élèves et les autres de manière générale, il faut d’abord être bien soi-même. Cela nous ramène aux propos de Thomas d’Asembourg.

Aujourd’hui quelques jours avant la rentrée, j’ai retrouvé ce plaisir qui m’animait lorsque j’ai commencé à enseigner car je sais que je suis là pour mes élèves uniquement. J’ai appris à dire non que ce soit dans la vie professionnelle et personnelle. En effet, dire non à quelque chose, c’est aussi se dire oui à soi, à son bien être. Ce n’est aucunement un acte égoïste. Je sais aussi qu’à côté j’ai des projets stimulants. J’en ai besoin et je me rends compte que j’ai toujours fonctionné ainsi sinon je n’aurais pas ouvert mon entreprise durant ma licence de Lettres. La routine métro-boulot-dodo n’est pas faite pour moi. La différence, c’est qu’à présent, je le comprends et je l’accepte et je suis toute excitée de voir ce que la vie me réserve et surtout contrairement à avant je profite pleinement du moment présent.

Aujourd’hui je n’ai pas trouvé UN chemin, j’ai trouvé le mien.

Affectueusement,

Tiffany

[1] Thomas d’Asembourg, « Des relations profondes, joyeuses, fluides et fécondes ! », in : Innovation en éducation, n°3, juillet-août 2021, p. 41-45.

[2] Thierry Janssen, « Et si la prétendue hypersensibilité de quelques-uns révélait l’hyposensibilité de beaucoup d’autres ? », in : Happinez, n°59, août-septembre 2021, p.86-87.

[3] Idriss Aberkane, Libérez votre cerveau !, Traité de neurosagesse pour changer l’école et la société, Paris, Robert Laffont, 2017.

Photographie prise à Fakarava.

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